Une petite histoire du Muay Thai
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La boxe thaïlandaise est pratiquée dans le monde entier par des personnes de tous âges, et de tous niveaux. Cet art, dit dangereux, est tiré des pratiques martiales ancestrales, notamment dans ce qu’on appelle en occident le muay boran (boxe traditionnelle) et du krabi krabong (pratique avec les armes) qui, tout comme la boxe thaïlandaise, nécessite des aptitudes physiques telles que la souplesse, les réflexes, la puissance et la force, mais aussi des aptitudes mentales comme la volonté, le courage et le respect.

Le muay thaï est donc un descendant du muay boran. Dans ce dernier on trouve plusieurs styles issus du régionalisme et de certaines pratiques martiales traditionnelles (notamment pour quelques unes, inspirées du comportement animal). Parmi les styles les plus connus, on trouve :

  • Le muay chaiya (style du Sud), ce style du 19eme siècle ou muay giow, met l’accent sur la vivacité d’esprit afin de trouver des stratégies efficaces. La posture est anguleuse, la défense est privilégiée et les techniques de coudes et genoux sont particulièrement marquées. On utilise des techniques issues des animaux (tigre,…),
  • Le muay korat (Est et Nord-est), privilégie un travail en force, telles les techniques de buffle,
  • Le muay lopburi (région centrale), où l’accent est mis sur une gestuelle intelligente (travail sur les variations de trajectoire et les feintes d’arme),
  • Le muay thasao (Nord), où les techniques consistent à prendre de vitesse l’opposant,
  • Et les styles thématiques, tel les techniques du singe blanc Hanuman.

À propos du muay-boran, il existe une expression qui énonce les principaux styles selon la formule : « Le poing puissant du Korat, l’esprit du Lopburi, la posture du Chaiya, et la vitesse du Thasao » (thai: หมัดหนักโคราช ฉลาดลพบุรี ท่าดีไชยา เร็วกว่าท่าเสา). Ces pratiques non compétitives de l'art thaïlandais sont regroupées (en Thaïlande) sous le vocable 'mae mai muay thaï'.

La pratique de la boxe thaïlandaise est considérée comme sport national en Thaïlande. De nombreux petits clubs d'entraînement (appelés camps) parsèment le pays et accueillent les jeunes garçons à partir de sept ans. Les combats importants sont retransmis tous les samedis et dimanches par les chaînes de télévision nationales. Les deux stadiums les plus connus de Bangkok, où se déroulent les combats sont le Lumpinee et le Radjadamnoern. Ces endroits sont connus dans le monde entier et sont considérés comme la référence en Muay Thaï.

Chez les professionnels, le combat se déroule en 5 rounds de trois minutes. Il est précédé par une danse rituelle : le ram muay durant laquelle le nak muay (boxeur) porte le mongkon (bande de tissu autour de la tête) pour manifester le respect à son entraîneur et pour optimiser sa perception mentale. Ce rituel est composé de gestes codifiés (propres à chaque école ou style) exécutés par les deux adversaires individuellement. Un petit orchestre composé d'un tambour, d'une cymbale et d'une flûte nasillarde, rythme les rounds.

Les coups autorisés sont : coups de poings, de coudes, de genoux et de pieds. Les corps-à-corps peuvent durer et sont l'occasion de coups de genoux, pouvant se terminer par une projection de l'adversaire ou être interrompus par l'arbitre. L'usage des coups de coudes est rare lors de la plupart des combats de boxe hors Thaïlande, pour son aspect dangereux. Les coups de pieds circulaires sont souvent délivrés avec le tibia. Ces derniers les plus usités peuvent être considérés comme les « coups de base » du boxeur thaïlandais.

Les télévisions du monde entier retransmettent les grands combats de Muay Thaï en Thaïlande et au Japon et plus particulièrement le spectaculaire tournoi du K1.

 

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